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chamizo, peintre et motard

Né en 1951 à Cahors en France, Didier Chamizo expose pour la première fois ses œuvres qui sont alors des dessins en 1968. Il peint maintenant depuis 40 ans, dans un style qui lui est propre. Peinture ou pilotage, la manière de tracer les courbes est unique à chacun…

Bonjour Chamizo, ton premier souvenir moto c’était à quel âge ?

Dans les années 50 (putain ! je suis presque vieux !) mon oncle avait une moto 100cc. Je crois que c’était une Motoconfort, vert métal. Plus tard, à 12 ans, on a tué une 250 Puch en faisant du cross avec des copains. 

Le Motoportrait sur une V-Rod, c’est pour exprimer ton attachement à Harley-Davidson ou ce n’est qu’une de tes facettes en matière de goût pour la moto ? 

Le Motoportrait c’est l’idée de faire corps avec la machine, d’être un Centaure. Ma Street Rod est une belle moto, une esthétique plaisante à travailler en dessin. En quarante ans de permis (toujours aussi vieux, sniff !) j’ai eu à peu près toutes les motos. J’ai couru deux saisons en 350 cm2 national sur une Suzuki, puis sur la fameuse Kawa H1 avec une fourche de sept-et-demi Honda et deux disques, parce que c’est pas tout d’accélérer, des fois il faut freiner. Et la Kawa pêchait d’un freinage plus que relatif. Et puis j’ai eu une 1000 Honda 6 cylindres, trois Honda CBR, une VTR… J’en oublie plein mais actuellement j’ai une Street Rod, une Harley que je qualifierai d’européenne, une bonne bécane avec laquelle je m’amuse bien. Faut juste pas rater sa trajectoire car elle est un poil longue. C’est la « Chamimobile ». Je m’en sers dans Paris et pour des virées Easy Rider avec mon fils de quinze ans. Je ne fais pas partie d’un chapter bicoz je les emmerderai : je déteste me faire doubler ou marcher en rang. J’ai une autre moto : une R1, pour les virées en combine, le genou par terre. Je vais m’amuser sur le circuit Carole. C’est un peu à l’arraché mais les lignes droites sont nettement plus courtes et comme le jeu sur circuit c’est d’aller à la limite, ça m’est arrivé de rentrer avec la combinaison de Robinson Crusöe. 

En tant qu’artiste, as-tu déjà participé à l’élaboration d’un design pour habillement moto. Aurais-tu envie de participer à un tel projet ? 

J’ai peint les casques de toute la famille et ceux de quelques amis, et aussi le réservoir de ma Harley. On m’a demandé de réfléchir à la peinture d’une voiture de compétition. Une moto, ou des objets de l’univers moto, j’aimerai bien ça. Je fais aussi la prochaine bouteille de champagne de Taittinger Collection. Il suffit de me demander. Je ne suis jamais à court d’inspiration !

La Suisse est un pays fortement attiré par l’Art, aurons-nous l’occasion de voir tes réalisations chez nous ? 

Je suis représenté en galerie à New York, Miami, Singapour, Hong-Kong, Séoul, Londres, Dubaï et Paris… mais pas en Suisse où j’ai pourtant des collectionneurs. Si cela intéresse quelqu’un, qu’on me contacte j’étudie toutes les propositions. La prochaine expo personnelle devrait être Moscou, puis Vichy et d’autres projets qui restent à finaliser pour 2009 et 2010. On peut suivre mon actu sur mon site, et aussi y voir plein d’images et me laisser des messages. Ça me fait toujours plaisir.

Merci d’avoir répondu à ces quelques questions, nous te souhaitons encore la meilleure des inspirations pour tes futures œuvres et au plaisir de te croiser dans nos contrées, peut-être à moto ? 

A moto, sans aucun doute. Pourquoi se priver des routes de montagne et de leurs petits virons entre les sapins ? Pour l’inspiration pas de problème, faudrait même pouvoir enlever les piles des fois. Je suis comme le lapin dans la pub Duracell, sauf que ma pile, elle est atomique, c’est celle de Terminator ! Merci à vous, en tout cas, c’est sympa d’être invité sur le site Helston’s.

Interview réalisée le 3 novembre 2008 - Site officiel : www.chamizo.fr